Ride – Weather Diaries

Cela faisait plus de 20 ans que l’on patientait à l’idée d’écouter un nouvel album studio de la bande d’Andy Bell.
C’est donc avec une certaine excitation que je me suis lancé à l’assaut de cet opus.
11 titres pour un peu plus de 50 minutes. D’emblée on peut dire que rien n’est vraiment nouveau.
Le premier titre Lannoy point est plutôt fade et longuet. Heureusement que le deuxième extrait Charm Assault nous replonge immédiatement dans l’esprit musical des quatre d’Oxford. Leur univers musical est très bien résumé dans le titre éponyme Weather Diaries. Même si pour la distorsion des guitares, on repassera.
Plus la lecture de cette œuvre défile dans nos oreilles, plus on replonge irrémédiablement dans une sorte de nostalgie qui nous fait regretter les excellents Nowhere (1990) et Carnival of light (1996), leurs meilleurs albums à mon goût.

Rocket Silver Symphony démontre la faiblesse de la production. Mon Dieu que c’est lisse, propre et avec un tempo beaucoup trop lent. Je me rends compte que ce ne sont pas les titres qui ont une odeur fadasse mais bien le choix du producteur, quelle déception ! Le DJ Erol Alkan qui pourtant n’a pas produit que de la daube s’est littéralement planté.
Il est de 1974, JE peux lui pardonner.

Enfin une guitare digne de ce nom sur Lateral Alice (meilleur titre à mon humble avis). Ce morceau rock un peu passé, efficace et terriblement british. Bref le Shoegazing d’antan (My Bloody Valentine, Lush, etc.), en résumé : de l’alternatif des années 80-90. Comment est-il possible d’attendre plus de la moitié du disque pour se dire : enfin ! ?

Le 8ème morceau Cali est plus que supportable, mais le « titre » suivant Integration Tap, ce n’est pas eux, c’est sans doute un interlude du « super » DJ Alkan qui a glissé un de ses titres.

Ultime morceau White Sands me fait penser que Ride va devoir changer de producteur ou alors passer une 20aine d’année à la plage. Le titre n’est pas désagréable mais carrément interminable et sans grand relief. Seuls les Weeding Present peuvent faire durer un titre plus de 6 minutes et présenter un condensé de leur musique durant ce laps de temps.

Il ne sert à rien de bouder le plaisir de retrouver un grand groupe qui a décidé de sortir un disque, certes mineur et mal produit, mais dont les fans de la première heure n’auront aucun mal à se reconnaitre.

– Le compagnon –

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